Interdiction des sachets plastiques : la RTG sensibilisée à trois jours de l’entrée en vigueur de la mesure
À l’approche de l’entrée en vigueur, le 20 septembre 2026, de l’interdiction des sachets et objets plastiques à usage unique en Guinée, les autorités intensifient...

À l’approche de l’entrée en vigueur, le 20 septembre 2026, de l’interdiction des sachets et objets plastiques à usage unique en Guinée, les autorités intensifient la campagne d’information et de sensibilisation. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable poursuit ainsi ses actions auprès des administrations publiques, avec un passage ce jeudi 17 septembre au sein du secteur de la communication.
À trois jours de l’échéance fixée par les autorités, le compte à rebours est lancé. Dans les administrations publiques comme auprès des citoyens, le message se veut désormais clair : il faudra progressivement tourner la page des plastiques à usage unique concernés par la nouvelle réglementation et privilégier des alternatives réutilisables.
C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Environnement et du Développement durable a poursuivi, ce jeudi 17 septembre 2026, sa campagne de sensibilisation auprès des départements ministériels. Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation (MCENI), ainsi que la Radio-Télévision Guinéenne (RTG), ont accueilli cette initiative destinée à expliquer les nouvelles dispositions, mais également à préparer les agents publics à leur application effective.
Au terme de la rencontre, la Directrice générale de la RTG, Makémè Bamba, s’est réjouie de l’intérêt suscité par les échanges. Pour elle, la mobilisation autour de la question des plastiques démontre que l’enjeu dépasse largement le cadre administratif.

« La campagne de sensibilisation s’est très bien passée. À travers les questions et les réponses de l’auditoire, nous avons compris que la lutte contre l’utilisation des plastiques à usage unique est un sujet qui touche tout le monde, les familles comme les différentes composantes de la société. »
La première responsable de la RTG insiste également sur les conséquences environnementales liées à l’abandon des déchets plastiques dans la nature. Elle rappelle notamment la très longue durée de dégradation de ces matières et leurs effets sur les écosystèmes.

« Aujourd’hui, nous avons besoin de vraiment lutter contre ces plastiques. Les scientifiques nous disent qu’ils peuvent persister pendant des centaines d’années dans l’environnement. Imaginez alors les conséquences de ces plastiques que nous abandonnons dans la nature. Ils contribuent à dégrader notre environnement et peuvent également affecter les animaux. Lorsqu’un animal ingère du plastique en broutant, les conséquences peuvent être dramatiques. »
Les médias appelés à jouer leur rôle de relais
Le choix de sensibiliser en priorité les acteurs de la communication n’est pas anodin. Les médias constituent, en effet, un maillon essentiel dans la vulgarisation des nouvelles mesures et la mobilisation de l’opinion publique.
Makémè Bamba estime que les journalistes doivent désormais s’approprier cette problématique afin de la relayer auprès du plus grand nombre.
« C’est important que l’on ait commencé par la communication parce que nous, journalistes, allons devoir être des relais dans nos différentes émissions et nos reportages. Il faudra expliquer aux Guinéens l’importance de lutter contre les plastiques à usage unique et de privilégier les alternatives réutilisables qui seront disponibles sur les marchés. »
Pour la Directrice générale de la RTG, cette sensibilisation ne doit cependant pas s’arrêter aux portes des administrations. Chaque agent peut, selon elle, devenir un relais du message dans son environnement familial.

« Nous sommes des administrateurs, des cadres, des travailleurs, mais nous sommes aussi tous issus d’une famille. Lorsque ces informations arriveront dans nos foyers, nous pourrons à notre tour sensibiliser nos enfants, nos conjoints, nos frères et sœurs. Il faut que cette instruction fasse écho dans toutes les familles. »
Des mesures concrètes pour les administrations.
Représentant le ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mamadouba Ousmane Sylla a, pour sa part, détaillé les principaux objectifs de la campagne. Il s’agit notamment de vulgariser les textes réglementaires, d’identifier clairement les produits concernés par l’interdiction, de présenter les éventuelles dérogations et de promouvoir le recours aux alternatives réutilisables.
« À compter du 20 septembre 2026, les administrations publiques devront ainsi prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin à l’utilisation des plastiques à usage unique concernés par la réglementation.

Parmi les mesures préconisées figurent notamment l’arrêt de l’utilisation des sachets d’eau en plastique lors des réunions, ateliers et cérémonies, l’intégration de l’interdiction dans les procédures de commandes et d’achats publics, ainsi que la sensibilisation des cadres, agents et prestataires.
Les administrations sont également appelées à veiller au respect des nouvelles dispositions dans leurs différents espaces de travail et à mettre en place des mécanismes internes de suivi.Cette campagne de sensibilisation intervient donc comme une étape préparatoire avant l’application effective de la nouvelle réglementation. À compter du 20 septembre, l’enjeu sera de transformer l’information en pratiques concrètes, aussi bien dans les services publics que dans les foyers. », a-t-il indiqué.
Entre l’administration, les médias et les familles, les autorités misent désormais sur une mobilisation collective pour accompagner la mise en œuvre de cette mesure environnementale et favoriser l’adoption durable de solutions réutilisables.
Zeze Enema Guilavogui








