France 24 : Dr Sékou Koureissy Condé dénonce une « attitude inutilement provocatrice » et appelle la société civile à réagir
La controverse autour des propos tenus par un journaliste de France 24 à l’endroit du président de la République, Mamadi Doumbouya, continue d’alimenter les réactions...

La controverse autour des propos tenus par un journaliste de France 24 à l’endroit du président de la République, Mamadi Doumbouya, continue d’alimenter les réactions en Guinée. Invité ce vendredi 18 septembre 2026 dans l’émission « Le Scanner » du groupe CAVI MÉDIA, le président de l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel et des élections (ONASUR-E), Dr Sékou Koureissy Condé, a vivement réagi à cette séquence médiatique.

Pour cet acteur majeur de la société civile guinéenne et ouest-africaine, le terme utilisé par le journaliste de France 24 pour qualifier le chef de l’État ne relève pas d’une simple erreur de langage.
« Ce n’est pas un lapsus, c’est une attitude banalisante et inutilement provocatrice », a déclaré Dr Sékou Koureissy Condé au cours de l’émission.

Dr Condé interpelle les acteurs de la société civile
Le président de l’ONASUR-E considère que cette manière de présenter le chef de l’État pose une question qui dépasse la seule personne de Mamadi Doumbouya. Il y voit notamment une question de respect de l’institution présidentielle et appelle les acteurs nationaux à ne pas rester en retrait.
« Les cadres guinéens et les acteurs de la société civile doivent sortir de leurs réserves par rapport à une telle chose », a-t-il martelé.
Pour Dr Sékou Koureissy Condé, les organisations de la société civile doivent davantage s’exprimer lorsqu’elles estiment que certaines pratiques médiatiques sont de nature à porter atteinte au respect des institutions de la République.
Cette prise de position intervient alors que la Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de suspendre France 24 en Guinée à la suite de la diffusion des propos controversés concernant le chef de l’État.
La décision de l’autorité de régulation a suscité des réactions diverses dans le débat public guinéen. De son côté, Dr Sékou Koureissy Condé dit comprendre la démarche de la HAC et insiste sur la nécessité de préserver le respect dû aux institutions.
Le responsable de l’ONASUR-E estime toutefois que les excuses présentées par la direction de France 24 constituent un élément qui doit être pris en compte dans la suite de la procédure.
« Les excuses présentées par la direction de France 24 doivent être prises en considération si elles sont adressées à la HAC », a-t-il souligné.

Dr Sékou Koureissy Condé estime que la Haute Autorité de la Communication pourrait tenir compte de ces excuses dans l’appréciation de la situation. Selon lui, cette démarche pourrait notamment permettre à la HAC de revoir la mesure prise contre la chaîne internationale.
Il évoque ainsi la possibilité que la sanction soit considérée comme un avertissement, à condition que la démarche de France 24 réponde aux attentes de l’autorité de régulation.
Au-delà de cette affaire, l’intervention Du president de l’ONASUR-E Dr Sékou Koureissy Condé relance le débat sur la responsabilité des médias dans le traitement de l’actualité politique, mais aussi sur le rôle de la société civile dans la défense et le respect des institutions républicaines.
Abdoulaye Bouka Barry








