Viol de Djoma Balandougou : Moussa Condé condamné à 15 ans de réclusion criminelle et 700 millions GNF d’amende
Le verdict est tombé ce jeudi 30 juillet dans l’affaire de viol qui a profondément bouleversé l’opinion publique à Mandiana. Après plusieurs heures de débats...

Le verdict est tombé ce jeudi 30 juillet dans l’affaire de viol qui a profondément bouleversé l’opinion publique à Mandiana. Après plusieurs heures de débats devant le tribunal de première instance, Moussa Condé a été reconnu coupable de viol ainsi que d’enregistrement, par voie informatique, d’une vidéo à caractère de pornographie infantile.
Statuant publiquement, contradictoirement, en matière criminelle et en premier ressort, la juridiction a déclaré l’accusé coupable de l’ensemble des faits mis à sa charge, au terme de ses délibérations conformément aux dispositions légales en vigueur.
Au titre de la répression, le tribunal a prononcé une peine de quinze ans de réclusion criminelle à l’encontre de Moussa Condé, assortie d’une amende de 700 millions de francs guinéens. Il a également été condamné aux frais et dépens envers l’État.
Au cours de l’audience, l’accusé a reconnu avoir filmé la scène incriminée, tout en contestant toute implication dans la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux. Face à la cour, il a néanmoins présenté ses excuses à la victime.
Sur le plan civil, le tribunal a pris acte du désistement de la partie civile, Fadima Camara, représentée par son père adoptif, Siaka Keïta.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mandiana, Abdoulaye Soumah, avait requis une peine plus sévère : vingt ans de réclusion criminelle accompagnés d’une amende d’un milliard de francs guinéens.
Pour le ministère public, la gravité exceptionnelle des faits reprochés à l’accusé justifiait une sanction exemplaire, à la fois pour répondre à l’exigence de justice des victimes et pour dissuader la commission d’actes similaires.
Le procureur a notamment souligné que les faits de viol, l’enregistrement d’images intimes impliquant une victime mineure ainsi que leur diffusion constituent des infractions d’une extrême gravité portant atteinte à la dignité humaine et aux droits fondamentaux de l’enfant.
Bouka Barry








