FDSI : Ismaël Condé prend les commandes et fait de la justice sociale le fil conducteur de son mandat
Le Fonds de développement social et de l’indigence (FDSI) ouvre une nouvelle page de son histoire. Israël Condé a officiellement été installé dans ses fonctions...

Le Fonds de développement social et de l’indigence (FDSI) ouvre une nouvelle page de son histoire. Israël Condé a officiellement été installé dans ses fonctions de directeur général, ce vendredi 30 octobre 2026, à l’occasion d’une cérémonie organisée à Kaloum. Devant plusieurs personnalités, le nouveau responsable a esquissé les grandes orientations de son mandat, avec une ambition clairement affichée : faire de la protection des personnes vulnérables et de l’équité sociale les priorités de son action.

L’ancien maire de Matam a placé sa prise de fonction sous le signe de la reconnaissance et de l’engagement. Il a d’abord exprimé sa gratitude au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance accordée à sa personne, avant de saluer l’accompagnement de la ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, Aminata Kaba, à laquelle il a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration.
« Monsieur le Président, vous ne m’avez pas simplement confié une responsabilité administrative ; vous m’avez chargé d’une mission profondément humaine : contribuer à améliorer les conditions de vie de nos compatriotes les plus vulnérables. Je mesure pleinement la portée de cette confiance et prends l’engagement de servir notre pays avec loyauté, intégrité, rigueur et dévouement. J’adresse également mes remerciements à Madame la ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, Aminata Kaba, pour son accompagnement. Je lui renouvelle ma disponibilité à travailler sous son autorité, dans le strict respect des orientations définies par le Gouvernement », a-t-il déclaré.
Au-delà du prestige attaché à cette nomination, Israël Condé dit mesurer le poids de la responsabilité qui lui incombe. Son ambition est de donner à l’institution une dimension davantage tournée vers l’humain, en plaçant au centre de ses interventions les familles démunies, les personnes âgées, celles vivant avec un handicap, les enfants ainsi que les malades.
Une vision qu’il a résumée en des termes particulièrement évocateurs, en insistant sur la vocation sociale de l’institution :
« Le FDSI ne saurait se réduire à une administration chargée de gérer des programmes. Il doit être une institution qui ravive l’espoir, préserve la dignité humaine et transforme concrètement la vie de nos concitoyens. C’est cette conviction qui constituera le socle de mon engagement. »
S’appuyant sur son expérience de la gestion des affaires publiques, notamment à la tête de la commune de Matam, le nouveau directeur général entend privilégier une gouvernance dont l’efficacité se mesure à ses effets concrets sur les conditions de vie des populations. Pour lui, les politiques publiques ne prennent véritablement leur sens que lorsqu’elles apportent des réponses tangibles aux préoccupations quotidiennes des citoyens.
Cette exigence de résultats devra également s’accompagner d’une nouvelle dynamique managériale au sein du FDSI. À l’endroit des cadres et agents de l’institution, Israël Condé a ainsi défendu une démarche participative, fondée sur l’écoute, la concertation et la valorisation des compétences. Il a notamment exprimé sa volonté de consolider la cohésion interne et de promouvoir une culture administrative exigeante, reposant sur la transparence et le professionnalisme.
« Je viens parmi vous avec humilité et détermination. Je ne prétends ni détenir toutes les réponses ni bouleverser, à moi seul, le fonctionnement de cette institution. Ma première démarche consistera à vous écouter, à tirer profit de vos expériences, à mieux comprendre les réalités du terrain et à fédérer les compétences autour d’un projet commun, fondé sur la confiance, la responsabilité et l’efficacité. »
Pour traduire cette ambition dans la gestion quotidienne de l’institution, le nouveau patron du FDSI a défini cinq principes directeurs : la transparence dans l’utilisation des ressources, l’équité dans l’accès aux prestations sociales, l’efficacité dans l’exécution des programmes, la proximité avec les bénéficiaires et la solidarité, qui constitue, selon lui, la raison d’être même de l’établissement.
Cette vision s’inscrit également dans les ambitions de transformation économique et sociale portées par les autorités guinéennes, notamment à travers le Programme Simandou 2040. Israël Condé estime que les perspectives de croissance et les investissements structurants engagés dans le pays ne sauraient atteindre leur pleine portée sans une redistribution équitable de leurs retombées au bénéfice de l’ensemble des citoyens.
« Cette ambition nationale nous impose toutefois une exigence fondamentale : le développement économique n’a de véritable valeur que s’il se traduit par une amélioration réelle des conditions de vie des populations. Les grandes infrastructures, les investissements stratégiques et la croissance doivent bénéficier à tous, en accordant une attention particulière aux plus fragiles. La grandeur d’une nation ne se mesure pas uniquement aux richesses qu’elle produit, mais aussi à sa capacité à combattre les inégalités, à protéger les personnes vulnérables et à garantir à chacun des conditions de vie dignes », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, le FDSI est appelé à occuper une place stratégique dans la concrétisation des ambitions nationales en matière d’inclusion et de protection sociale. Le défi, selon le nouveau directeur général, sera de veiller à ce que les populations les plus démunies ne soient pas laissées en marge des mutations économiques en cours, mais puissent elles aussi bénéficier des opportunités offertes par le développement du pays.
Sur le plan organisationnel, Israël Condé entend entamer son mandat par une série de concertations avec les différentes équipes de l’institution. Cette première étape devra lui permettre de s’imprégner du fonctionnement des services, d’examiner les programmes en cours et d’identifier les principaux chantiers à engager. La méthode annoncée repose sur le dialogue interne, la responsabilisation des agents, le suivi des activités et l’évaluation des performances.

Conscient que les missions assignées au FDSI dépassent les capacités d’un seul responsable, il a appelé l’ensemble de ses collaborateurs à faire preuve d’engagement et d’esprit d’équipe pour relever les défis de l’institution.
« La réussite du FDSI ne saurait être l’œuvre d’un seul homme. Elle dépendra avant tout de notre capacité à unir nos compétences, nos énergies et nos engagements autour d’une ambition commune. »
Au terme de son allocution, Israël Condé a réitéré sa détermination à exercer ses nouvelles responsabilités dans un esprit de service public, avec le souci constant de répondre aux attentes placées en lui.
« Servir l’État ne consiste pas simplement à occuper une fonction. C’est avant tout accepter une responsabilité envers sa nation et ses concitoyens. J’assume cet engagement avec humilité, détermination et un profond attachement à notre pays. Mesurant les attentes qui accompagnent ma nomination, je mettrai tout en œuvre pour mériter la confiance qui m’a été accordée. »
Avec cette prise de fonction, le nouveau directeur général affiche ainsi une feuille de route articulée autour de la justice sociale, de l’efficacité de l’action publique et de la protection des couches les plus fragiles. Reste désormais à traduire ces engagements en résultats concrets, dans un contexte où les attentes des populations en matière d’assistance et de solidarité demeurent particulièrement fortes.
Zézé Enèma Guilavogui








