Communication, économie numérique et innovation : Fana Soumah prend ses fonctions et fixe le cap d’une nouvelle ambition
Installé officiellement dans ses fonctions ce mercredi 28 octobre 2026, le nouveau ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Fana Soumah, entend...

Installé officiellement dans ses fonctions ce mercredi 28 octobre 2026, le nouveau ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Fana Soumah, entend inscrire son action dans une dynamique de modernisation de l’administration, de transformation numérique et de promotion de l’innovation. Face aux cadres de son département et aux représentants des institutions et des associations de presse, il a esquissé les grandes orientations de son mandat, articulées autour de trois piliers stratégiques : la communication, l’économie numérique et l’innovation.

Au-delà du caractère protocolaire de cette passation de charges, la cérémonie a surtout donné à voir les premières lignes directrices de l’action que le nouveau ministre entend imprimer à son département. Dans son allocution, Fana Soumah a exprimé sa gratitude au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance placée en lui, ainsi qu’au Premier ministre, Amadou Oury Bah. Il s’est engagé à assumer ses nouvelles responsabilités avec « loyauté, rigueur et détermination », affichant ainsi sa volonté de s’inscrire dans une logique de responsabilité et de résultats.
Pour le nouveau patron du département, l’enjeu consiste désormais à faire de la communication, du numérique et de l’innovation des leviers effectifs de transformation économique, de modernisation institutionnelle et de progrès social.
Une communication publique au service de la transparence et de la cohésion nationale
Premier pilier de la feuille de route annoncée : la communication. Sur ce terrain, Fana Soumah entend promouvoir une information publique responsable, vérifiable et accessible, tout en consolidant les mécanismes de dialogue entre les pouvoirs publics et les citoyens.
Cette orientation traduit une ambition qui dépasse la seule diffusion de l’information institutionnelle. Il s’agit, selon les priorités exposées, de faire de la communication un instrument de transparence, de confiance publique et de cohésion nationale. Dans un environnement où l’accès à une information fiable demeure déterminant pour la qualité du débat public, la capacité du département à renforcer la crédibilité de la parole institutionnelle constituera l’un des enjeux majeurs du mandat.
La concrétisation de cette ambition supposera notamment une action cohérente des structures relevant du ministère, ainsi qu’une collaboration soutenue avec les professionnels des médias et les autres acteurs de l’écosystème de l’information.
Le numérique, accélérateur de modernisation et d’inclusion

Deuxième axe prioritaire : l’économie numérique. Sur ce chantier, le ministre mise sur la modernisation des services publics, le renforcement de la compétitivité des entreprises et l’élargissement des perspectives économiques offertes à la jeunesse guinéenne.
L’ambition affichée est de faire du numérique un moteur de transformation, capable de faciliter les démarches administratives, d’améliorer l’efficacité des services publics et de favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques. Une telle dynamique implique également de réduire les inégalités d’accès aux infrastructures numériques, afin que les opportunités offertes par les nouvelles technologies ne profitent pas uniquement aux populations et aux entreprises déjà les mieux connectées.
Fana Soumah a, par ailleurs, souligné la nécessité de moderniser le réseau postal. Longtemps associé aux missions traditionnelles d’acheminement du courrier, ce service est appelé à retrouver une place plus structurante dans les politiques d’inclusion économique et sociale. Sa modernisation pourrait ainsi contribuer à rapprocher davantage les services des citoyens et à renforcer l’intégration des territoires dans les circuits d’échanges.
Derrière ces orientations se dessine un impératif : faire du numérique non pas une simple vitrine technologique, mais un outil concret d’amélioration des conditions de vie, de développement des entreprises et de renouvellement de l’action publique.
L’innovation comme levier de développement
Troisième composante de la stratégie annoncée, l’innovation occupe une place centrale dans les perspectives défendues par le nouveau ministre. Fana Soumah entend encourager la recherche, stimuler la créativité et favoriser l’entrepreneuriat dans des secteurs aussi essentiels que l’éducation, la santé, l’agriculture et l’industrie.
L’objectif est de créer un environnement plus favorable à l’émergence d’idées, de solutions et d’initiatives susceptibles de répondre aux besoins du pays. Dans cette perspective, l’innovation est envisagée comme un facteur de compétitivité, mais également comme un moyen d’élargir les possibilités d’insertion professionnelle et de valoriser les capacités créatrices de la jeunesse.
Ces ambitions s’inscrivent dans la vision de développement portée par le programme Simandou 2040, auquel le ministre entend rattacher les orientations de son département. Reste à donner à cette convergence programmatique une traduction opérationnelle, à travers des projets structurants, des mécanismes de mise en œuvre efficaces et des résultats mesurables.
Conscient de l’ampleur des défis, Fana Soumah a appelé à la mobilisation des cadres de son administration, des institutions partenaires, du secteur privé et des médias. Une coopération qu’il présente comme indispensable pour transformer les priorités annoncées en réalisations tangibles.
Continuité administrative et transmission des dossiers
Prenant la parole à son tour, le secrétaire général du ministère, Souleymane Bah, qui a assuré l’intérim pendant les deux derniers mois, a salué la dynamique engagée par le prédécesseur du nouveau ministre et exprimé sa confiance dans la capacité de Fana Soumah à poursuivre les chantiers en cours.

Il a notamment souligné que le nouveau responsable retrouve une administration dont il connaît déjà les réalités, au regard de son parcours et de son expérience dans le secteur de l’information et de la communication. Après environ cinq années passées au sein du ministère, Fana Soumah dispose, selon lui, d’une connaissance préalable de l’environnement institutionnel et des principaux enjeux du département.
Souleymane Bah a également insisté sur la disponibilité des cadres et sur l’expérience accumulée par les équipes administratives, deux atouts qu’il estime déterminants pour faciliter la transition et accompagner la prise en main des dossiers.
Revenant sur sa propre période d’intérim, il a expliqué avoir privilégié une approche prudente dans le traitement de certaines questions, particulièrement celles relatives aux finances publiques et à la préservation des intérêts de l’État. Une posture qu’il a présentée comme dictée par le souci de garantir la continuité administrative tout en évitant les décisions susceptibles d’engager durablement le département sans les arbitrages nécessaires.
Le secrétaire général a enfin réaffirmé sa disponibilité à accompagner le nouveau ministre, aux côtés de la cheffe de cabinet et de l’ensemble des cadres, afin d’assurer une transmission ordonnée des dossiers et de préserver la continuité du service public.
Un mandat attendu sur le terrain des résultats
Au nom du Secrétariat général du Gouvernement, la secrétaire générale adjointe a, pour sa part, rappelé que la nomination de Fana Soumah témoigne de la confiance accordée par les plus hautes autorités du pays à sa capacité de conduire les missions assignées au département.
Après lui avoir adressé ses félicitations, elle lui a souhaité plein succès dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités, tout en soulignant le rôle essentiel que devront jouer les cadres et les collaborateurs dans l’accomplissement des objectifs fixés.
La cérémonie a pris fin avec la lecture du décret de nomination et l’installation officielle du nouveau ministre, consacrant ainsi l’ouverture d’une nouvelle étape à la tête de ce département aux responsabilités transversales.

Désormais investi de ses fonctions, Fana Soumah devra donner corps aux ambitions qu’il a exposées. Entre l’exigence d’une communication publique plus crédible, la nécessité d’accélérer la transformation numérique et l’impératif de stimuler l’innovation, les attentes sont à la mesure de l’importance stratégique du secteur.
Au-delà des déclarations de principe, le véritable indicateur de réussite sera la capacité du ministère à convertir ces orientations en politiques publiques cohérentes, en services plus performants et en opportunités concrètes pour les citoyens, les entreprises et, singulièrement, la jeunesse guinéenne. Car c’est à l’aune des résultats obtenus que se mesurera la portée de cette nouvelle impulsion ministérielle.
Bouka Barry








