Procès du 28 septembre : le colonel Bienvenue Lamah acquitté, la justice ordonne sa remise en liberté
Le second volet du procès relatif aux événements du 28 septembre 2009 a connu son épilogue avec le prononcé d’un verdict particulièrement attendu. Le tribunal a prononcé l’acquittement du colonel Bienvenue Lamah, mettant ainsi un terme...

Le second volet du procès relatif aux événements du 28 septembre 2009 a connu son épilogue avec le prononcé d’un verdict particulièrement attendu. Le tribunal a prononcé l’acquittement du colonel Bienvenue Lamah, mettant ainsi un terme à près de quatre années de procédure judiciaire et ordonnant sa remise en liberté.
Incarcéré depuis novembre 2022 dans le cadre de cette affaire, l’officier supérieur de la gendarmerie était poursuivi pour complicité en lien avec les faits jugés. Tout au long de la procédure, il a constamment rejeté les accusations portées contre lui, tandis que sa défense soutenait que le dossier ne comportait pas d’éléments de preuve suffisants pour établir sa responsabilité pénale.
Lors des réquisitions, le ministère public avait demandé une peine de dix années de réclusion criminelle. À l’issue des débats, les magistrats ont toutefois estimé que les éléments soumis au tribunal ne permettaient pas de retenir les charges contre l’accusé, prononçant en conséquence son acquittement.
Cette décision, rendue dans un dossier parmi les plus sensibles de l’histoire judiciaire récente de la Guinée, intervient au terme d’une procédure suivie avec une attention particulière par l’opinion publique. Elle illustre également le rôle central de la justice dans l’appréciation des faits et des preuves, indépendamment des attentes suscitées par une affaire à forte portée historique et politique.
À la sortie de l’audience, l’émotion était perceptible parmi les proches du colonel Bienvenue Lamah, qui ont accueilli avec soulagement l’annonce de son acquittement. Si cette décision met fin à sa détention et rétablit sa présomption d’innocence dans cette procédure, elle marque également une étape importante dans le traitement judiciaire des événements du 28 septembre 2009, dont les répercussions continuent de marquer la société guinéenne.
Bouka Barry








