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Éducation : le BEPC 2026 s’ouvre avec l’ambition de renforcer la crédibilité des diplômes guinéens

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La session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a officiellement démarré ce lundi 22 juin sur l’ensemble du territoire national. Cette année, 136 000 candidats, dont 62 802 filles, sont appelés à franchir cette étape déterminante de leur parcours scolaire dans un contexte marqué par le renforcement des mécanismes de contrôle et la volonté affichée des autorités de restaurer la crédibilité des examens nationaux.

À Conakry, le lancement officiel des épreuves a eu lieu à l’école primaire Dixinn Centre 2. Entouré de la gouverneure de la ville de Conakry, M’Mahawa Sylla, ainsi que de plusieurs cadres de son département, le ministre de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, a donné le coup d’envoi de la première épreuve de Géographie avant d’effectuer une tournée dans plusieurs salles de composition.

Au terme de cette visite, le ministre s’est voulu rassurant quant au dispositif mis en place pour garantir le bon déroulement des examens. Il a notamment insisté sur les efforts engagés pour bâtir un système d’évaluation crédible, capable de renforcer la valeur des diplômes guinéens sur la scène internationale.

« Vous savez, comme on l’a dit, nous sommes à pied d’œuvre pour doter la Guinée d’un système d’évaluation crédible qui puisse aussi crédibiliser nos diplômes et permettre à nos enfants d’avoir accès aux plus grandes écoles du monde. Nous sommes donc à pied d’œuvre depuis le matin pour lancer les épreuves, mais aussi nous rassurer que les moyens logistiques sont sur place et que nous sommes proactifs pour pouvoir corriger tous les problèmes qui pourraient arriver pendant les épreuves. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que jusque-là, tout va bien. Nous avançons, nous sommes confiants et nous sommes sûrs que nous allons avoir des épreuves à la hauteur de nos espérances », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’organisation matérielle, le ministre a particulièrement mis l’accent sur la lutte contre la fraude, érigée cette année en priorité absolue. Il a rappelé que l’intégrité des examens constitue une condition essentielle pour rétablir la confiance dans le système éducatif national.

Dans un message ferme adressé aux candidats, aux parents d’élèves et à l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus, Alpha Bacar Barry a averti que toute tentative de fraude ferait l’objet de sanctions exemplaires.

« Toutes les mesures anti-fraude sont mises en place, mais nous ne sommes pas les seuls acteurs. Il y a les parents d’élèves, les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative. C’est le lieu pour moi de lancer encore un appel à tous ceux qui sont dans les groupes WhatsApp, à tous ceux qui sont tentés de faire entrer leur téléphone dans les salles de classe ou d’organiser des fraudes. Je les en dissuade, car nous disposons de mécanismes capables non seulement de détecter ces pratiques, mais également de les sanctionner. Et sanctionner, cela signifie exclure l’intéressé du système, parce qu’il n’y a pas de place pour un fraudeur dans notre école », a-t-il martelé.

Dans la commune de Dixinn, où s’est déroulée la cérémonie officielle, 2 560 candidats, dont 1 248 filles, composent dans les différents centres retenus pour cette session. Selon les responsables éducatifs locaux, les premières heures des examens se sont déroulées sans incident majeur.

Le Directeur communal de l’éducation de Dixinn, Mamady Konaté, a confirmé que le dispositif fonctionne normalement et qu’aucune anomalie n’avait été signalée dans les centres de composition.

« Il n’y a, pour le moment, aucun incident. Aucune anomalie n’a été enregistrée dans les différents centres de Dixinn », a-t-il assuré.

Le responsable éducatif a également réaffirmé son engagement à appliquer rigoureusement les instructions édictées par le département de tutelle afin de préserver l’intégrité des épreuves.

« On va voir comment cela se passe. Le mot d’ordre, comme l’a dit Monsieur le ministre, c’est la tolérance zéro. Nous allons appliquer strictement les directives venues du ministère », a-t-il indiqué.

Au-delà de la seule réussite des candidats, les autorités éducatives ambitionnent de faire de cette session 2026 un tournant dans la réforme du système d’évaluation guinéen. Transparence, équité, mérite et excellence constituent les piliers sur lesquels repose désormais l’organisation des examens nationaux.

A rappeler que pour atteindre cet objectif, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a renforcé les dispositifs de surveillance et de sécurisation tout en déployant des équipes techniques chargées d’intervenir rapidement en cas de difficulté. Une stratégie qui traduit la volonté des autorités de garantir à chaque candidat une évaluation juste, dans le strict respect des règles, afin que seuls le travail et le mérite déterminent les résultats de cette session.

Abdoulaye Bouka Barry

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