La session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a officiellement débuté ce lundi 22 juin dans la région administrative de Kankan, à l’instar des autres localités du pays. C’est au lycée Marien-Ngouabi que les autorités administratives, éducatives ainsi que les forces de défense et de sécurité ont procédé au lancement officiel des premières épreuves, marquant ainsi le début d’une étape décisive pour des milliers d’élèves.
Cette année, la région de Kankan enregistre 14 963 candidats, dont 5 122 filles, répartis dans 64 centres d’examen. Un effectif qui confirme l’importance de cet examen national, considéré comme un passage incontournable vers l’enseignement secondaire.
Dès les premières heures de la matinée, l’organisation s’est mise en place dans un climat de discipline et de vigilance. Après la cérémonie de montée des couleurs, les candidats ont été orientés vers leurs salles respectives. Avant leur installation, des opérations de contrôle systématique ont été menées afin de prévenir toute tentative de fraude, notamment l’introduction de téléphones portables, de documents prohibés ou d’autres supports non autorisés.

Dans les différents centres, les surveillants ont rappelé les règles encadrant le déroulement des épreuves avant la distribution des sujets. Les compositions ont ensuite démarré dans le calme, sous l’œil attentif des autorités chargées du suivi de l’examen.
À l’occasion de ce lancement, les responsables administratifs et éducatifs ont renouvelé leur engagement à faire respecter les orientations du ministère de l’Enseignement préuniversitaire et de l’Alphabétisation, avec pour objectif de garantir des examens transparents, crédibles et équitables.
Satisfait du bon déroulement des premières heures des épreuves, le préfet de Kankan, le colonel Mohamed Niang, a salué la sérénité observée dans les centres de composition.
« Aujourd’hui, nous avons constaté un calme olympien. Les enfants se sont bien préparés, ils sont motivés et prêts à affronter les premières épreuves. Je suis convaincu que beaucoup d’entre eux accéderont au lycée l’année prochaine », a-t-il déclaré.
Le préfet a également mis en avant les réformes entreprises dans le secteur éducatif, qu’il considère comme un levier essentiel pour améliorer les performances scolaires et restaurer davantage la culture de l’excellence.
Dans cette optique, il a rappelé avec fermeté que la réussite ne saurait être obtenue autrement que par le mérite.
« Le mot d’ordre est clair : tolérance zéro. Chacun doit mériter son résultat. Aucune fraude ne sera tolérée. J’appelle les surveillants à faire preuve de responsabilité et de conscience professionnelle afin que tout se déroule dans les meilleures conditions », a-t-il ajouté.
Même discours de fermeté du côté des responsables chargés de la supervision des examens. Le superviseur préfectoral des examens nationaux, en service à l’Inspection régionale de l’Éducation de Conakry, a assuré que toutes les dispositions nécessaires avaient été prises pour garantir le bon déroulement de cette session.
Selon lui, la sécurisation du processus est effective à toutes les étapes, depuis la conservation des sujets jusqu’à leur distribution dans les centres de composition.
« Le dispositif régional est pleinement opérationnel. La sécurisation des épreuves est assurée depuis le centre de stockage jusqu’aux centres d’examen. Tous les acteurs ont été sensibilisés et le principe de la tolérance zéro s’applique à tous. Toute personne impliquée dans une tentative de fraude s’expose à des sanctions administratives, voire pénales », a-t-il affirmé.
Au terme des premières heures d’examen, aucun incident majeur n’avait été signalé, ni aucun cas de fraude enregistré. Une situation qui témoigne, selon les responsables, de l’efficacité des mesures préventives mises en place.
« Depuis le début des épreuves, les autorités sont fortement impliquées. Aucun cas de fraude n’a été constaté pour le moment. Mais nous restons vigilants afin de défendre l’intérêt de la République et de promouvoir l’excellence », a-t-il indiqué.
Le superviseur a par ailleurs souligné le renforcement du dispositif de surveillance dans les centres d’examen, avec des consignes plus strictes destinées à garantir une meilleure fiabilité des évaluations.
« Deux surveillants sont maintenus dans chaque salle, mais avec des consignes beaucoup plus strictes. Nous corrigeons progressivement les insuffisances constatées les années précédentes afin de tendre vers un système d’évaluation plus crédible », a-t-il expliqué.
Pour les autorités éducatives, cette session 2026 doit marquer un tournant dans la consolidation d’une école fondée sur l’effort, le mérite et l’intégrité. À Kankan, comme partout en Guinée, l’enjeu dépasse la simple organisation des examens : il s’agit de renforcer la confiance dans le système éducatif national et de garantir à chaque candidat des chances égales de réussite, dans le strict respect des règles établies.
Abdoulaye Bouka Barry

