Fana Soumah de retour à la tête de la MCENI : entre acquis à consolider et urgences structurelles à relever
Nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation par décret présidentiel ce lundi 26 octobre 2026, Fana Soumah retrouve un département qu’il...

Nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation par décret présidentiel ce lundi 26 octobre 2026, Fana Soumah retrouve un département qu’il connaît bien. Fort de son expérience à la tête de l’ancien ministère de l’Information et de la Communication, il revient aux affaires dans un contexte marqué par des avancées à consolider, mais aussi par d’importants défis matériels auxquels sont confrontés les médias publics guinéens.
Cette nomination consacre le retour d’un homme qui connaît les réalités du secteur pour en avoir assuré la conduite à la tête du ministère de l’Information et de la Communication. Durant son précédent passage, Fana Soumah aura notamment posé des actes jugés positifs en faveur de l’amélioration des conditions de travail et de vie des personnels des radios rurales, de la RTG et d’autres structures relevant de son département. Des acquis qui constituent, à bien des égards, un socle sur lequel il lui appartient désormais de bâtir la suite de son action.
Mais si son retour peut être perçu comme une opportunité de consolider les progrès enregistrés, il intervient également à un moment où plusieurs organes de presse publics font face à des difficultés considérables, liées notamment à l’insuffisance des équipements et des moyens matériels de travail.
Des médias publics en quête de moyens à la hauteur de leurs missions.
Au sein de la RTG, les défis sont particulièrement préoccupants. Le service numérique, la Radio nationale et la station de la RTG Boulbinet figurent parmi les structures confrontées à d’importantes contraintes opérationnelles. À ces difficultés s’ajoute la situation du quotidien national Horoya, lui aussi confronté à des besoins en équipements indispensables à l’accomplissement de ses missions.
Or, dans un environnement médiatique en pleine mutation, marqué par l’accélération des usages numériques et l’exigence croissante de réactivité dans le traitement de l’information, la performance des médias publics demeure étroitement liée à la disponibilité d’infrastructures adaptées, d’outils de production modernes et de ressources techniques suffisantes.
L’enjeu dépasse donc la seule dotation en matériel. Il s’agit de permettre aux médias publics de remplir pleinement leur mission de service public, d’améliorer la qualité de leurs productions, de renforcer leur présence sur les plateformes numériques et de répondre aux attentes d’un public de plus en plus connecté.
Un nouveau mandat placé sous le signe des attentes.
En retrouvant ce département, Fana Soumah hérite ainsi d’un chantier qui exige à la fois continuité et renouvellement. La consolidation des acquis de son précédent passage devra aller de pair avec des réponses concrètes aux difficultés auxquelles sont confrontées les structures de communication de l’État.
La modernisation des équipements de la RTG, le renforcement des capacités opérationnelles de la Radio nationale et de la RTG Boulbinet, la relance des moyens de production du quotidien Horoya, ainsi que l’amélioration des conditions de travail dans les radios rurales figurent parmi les enjeux qui méritent une attention particulière.
À ces priorités s’ajoutent les défis propres à l’économie numérique et à l’innovation, deux domaines devenus essentiels à la modernisation de l’administration, à la circulation de l’information et au développement socio-économique du pays.
La nouvelle configuration du département appelle, par conséquent, une approche globale, capable d’articuler les besoins des médias traditionnels avec les exigences de la transformation numérique.
Consolider les acquis, répondre aux urgences.
Le retour de Fana Soumah à la tête de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation ouvre une nouvelle séquence pour un secteur dont les attentes restent nombreuses. Son expérience antérieure constitue un atout, mais les résultats de ce nouveau passage seront aussi appréciés à l’aune de sa capacité à apporter des réponses durables aux difficultés matérielles des médias publics et à créer les conditions d’un fonctionnement plus efficace des structures placées sous sa tutelle.
Entre la préservation des acquis, la modernisation des équipements et l’impératif d’adaptation aux nouvelles technologies, le défi est désormais clairement posé : faire de la communication publique un secteur mieux outillé, plus performant et davantage en mesure de remplir ses missions au service des citoyens.
Pour Fana Soumah, cette nouvelle responsabilité représente donc moins une simple reprise de fonctions qu’une occasion de donner une impulsion renouvelée à un département stratégique, dont la crédibilité et l’efficacité reposent aussi bien sur la vision de ses dirigeants que sur les moyens effectivement mis à la disposition de ses acteurs.
Zézé Enèma Guilavogui








