La Direction Générale des Élections (DGE) a réuni, ce jeudi 28 mai à Conakry, les observateurs nationaux et internationaux dans le cadre d’une session d’information et d’orientation présidée par la Directrice générale des élections, Madame Camara Djenabou Touré.
Cette rencontre stratégique visait à préparer les différentes missions d’observation au déploiement sur le terrain, à l’occasion du triple scrutin annoncé sur l’ensemble du territoire national.
Dans son intervention, la Directrice générale des élections a expliqué que cette session avait pour objectif de renforcer la compréhension du processus électoral par les observateurs, tout en les sensibilisant sur leurs responsabilités, leurs limites d’action ainsi que les zones de vigilance susceptibles d’être rencontrées durant les opérations de vote.

Elle a également indiqué que cette initiative a permis de faire le point sur l’état d’exécution du chronogramme électoral, de procéder à la remise des documents administratifs nécessaires notamment les badges et accréditations et d’expliquer le déroulement des différents scrutins.

« Nous avons toujours procédé ainsi, parce qu’avant de critiquer un travail, il faut d’abord informer les acteurs concernés, leur donner les orientations nécessaires et leur expliquer comment accomplir correctement leur mission. Même les zones sensibles, où des incidents pourraient éventuellement survenir, ont été clairement identifiées et présentées aux observateurs qui seront déployés sur le terrain. Nous avons également salué l’observation domestique qui, pour la première fois, déploiera des observateurs dans les 375 circonscriptions électorales du pays. C’est une initiative que nous félicitons. Nous remercions aussi l’ensemble des organisations internationales mobilisées pour accompagner ce processus, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que toutes les autres organisations indépendantes venues suivre l’organisation des élections législatives et communales du 31 mai », a déclaré la Directrice Générale des Elections.
Poursuivant son intervention, la patronne de la DGE a rappelé aux observateurs le cadre légal régissant leur mission, insistant particulièrement sur l’obligation de neutralité et sur l’interdiction de toute ingérence dans les opérations électorales.
Selon elle, le rôle des observateurs consiste exclusivement à constater, analyser et produire des rapports objectifs sur le déroulement du scrutin.
« Lorsqu’un observateur international est déployé, il peut, dès la veille du vote, s’assurer que le matériel électoral est correctement acheminé et qu’aucune difficulté majeure n’est signalée. Le jour du scrutin, il reste dans le bureau de vote uniquement en qualité d’observateur.Il ne lui est nullement permis de s’immiscer dans la gestion du bureau de vote. Son rôle se limite à observer, prendre des notes et formuler ensuite ses conclusions dans un rapport.Les observateurs sont également autorisés à accéder aux commissions administratives de centralisation des votes (CACV). Là encore, conformément aux dispositions légales, ils ne disposent d’aucune voix délibérative et ne doivent intervenir d’aucune manière dans les opérations. Nous leur avons également rappelé qu’ils doivent éviter toute proximité avec les autorités administratives, conformément à la loi », a-t-elle précisé.

Présent à cette rencontre, Nguiegang Ntchassep, porte-parole de la mission des experts électoraux de la zone CEMAC, a salué les avancées enregistrées dans l’organisation du scrutin en Guinée, évoquant notamment les innovations numériques mises en place par la DGE.
Selon lui, ces outils traduisent une volonté manifeste de transparence et de modernisation du processus électoral.

« Aujourd’hui, nous constatons des avancées significatives, notamment à travers la mise en place d’une plateforme numérique facilitant l’accès des observateurs au processus électoral. Cela démontre clairement une volonté de transparence et de bonne organisation.En tant qu’Africains, il était important pour nous de venir apporter notre contribution, mais aussi tirer des enseignements de l’expérience guinéenne afin de les partager dans nos différents pays au terme de cette mission d’observation », a-t-il affirmé.
De son côté, Amadou Barry, président de la plateforme nationale de l’Union citoyenne pour l’émergence de la Guinée (UCEG), s’est félicité de l’implication constante de la société civile dans le processus électoral.
Il a, par ailleurs, lancé un appel à la mobilisation citoyenne en faveur d’un vote massif dans un climat apaisé.

« Cette rencontre nous rassure, parce que la Direction générale des élections a toujours associé les acteurs de la société civile à toutes les étapes du processus électoral. Cette implication permanente renforce davantage notre confiance. Le message que nous adressons aujourd’hui à la population est simple : sortir massivement pour voter dans la paix, le calme et la sérénité. Quant à nous, observateurs, nous jouerons pleinement notre rôle sur le terrain », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que les élections législatives et communales se tiendront ce dimanche 31 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire national.
Zézé Enéma Guilavogui

