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Guinée

À l’aube du double scrutin du 31 mai : l’ONASUR-E et la Francophonie scellent une convergence pour des élections apaisées et crédibles

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À quelques jours des élections législatives et communales du 31 mai 2026, la dynamique diplomatique et institutionnelle autour du processus électoral guinéen s’intensifie. Dans ce contexte décisif, l’Observatoire National Autonome de Supervision des Élections et du Référendum (ONASUR-E) a reçu une délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), conduite par l’honorable Angélique Ngoma, chef de mission adjointe de la mission électorale de la Francophonie.

Cette rencontre de haut niveau, tenue dans un climat de concertation et de confiance mutuelle, a permis aux deux institutions d’échanger sur les enjeux de gouvernance électorale, les mécanismes de supervision du scrutin ainsi que les initiatives engagées pour garantir des élections transparentes, inclusives et apaisées dans un contexte marqué par le retour progressif à l’ordre constitutionnel.

Prenant la parole à l’issue des échanges, l’honorable Angélique Ngoma a salué le rôle central joué par l’ONASUR-E dans l’architecture institutionnelle du processus démocratique guinéen. Rappelant l’engagement constant de la Francophonie auprès de la Guinée, elle a souligné que l’OIF avait déjà accompagné le pays lors du référendum constitutionnel ainsi qu’à travers plusieurs consultations électorales antérieures.

« Nous avons eu des échanges très fructueux de partage d’expériences, mais aussi d’enrichissement. Cela nous a permis de comprendre encore une fois le rôle important que joue l’ONASUR-E dans le cadre de la gouvernance électorale », a-t-elle déclaré.

La représentante de la mission électorale de la Francophonie a particulièrement mis en avant le vaste déploiement des superviseurs électoraux sur toute l’étendue du territoire national, saluant au passage les efforts consentis en faveur d’une meilleure représentativité des femmes dans le dispositif électoral.

Selon elle, sur près de 60 000 candidatures enregistrées dans le cadre de la supervision électorale, plus de 20 000 ont été retenues, parmi lesquelles environ 31 % de femmes, une donnée qu’elle considère comme un signal encourageant en matière d’inclusion.

Au-delà des considérations organisationnelles, Angélique Ngoma a insisté sur la nécessité de préserver un climat de paix et de dialogue comme fondement de toute expression démocratique crédible.

« Il n’y a rien de mieux que le dialogue. Il n’y a rien de mieux que la paix, la paix et rien que la paix. Nous en avons besoin dans le cadre de l’expression démocratique », a-t-elle souligné, estimant par ailleurs que l’expérience guinéenne pourrait constituer une source d’inspiration pour plusieurs pays africains confrontés aux défis de consolidation démocratique.

De son côté, le président de l’ONASUR-E, Dr Sékou Koureissy Condé, a salué la présence de l’Organisation internationale de la Francophonie en Guinée, qu’il a qualifiée de marque de solidarité forte envers le peuple guinéen et d’accompagnement du processus de restauration de l’ordre constitutionnel.

Le responsable de l’organe de supervision électorale a également mis en lumière l’appui technique fourni par la Francophonie ainsi que par d’autres partenaires internationaux dans les préparatifs du double scrutin législatif et communal.

« Nous abordons une phase décisive de la vie politique nationale. Il s’agit des élections législatives et des élections communales, un double scrutin initié dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé.

Dans la même dynamique, Dr Sékou Koureissy Condé a insisté sur l’ambition portée par les institutions électorales de bâtir une nouvelle culture du vote, fondée sur la responsabilité citoyenne, la paix et le vivre-ensemble.

« Le nouvel ordre électoral va permettre aux Guinéens de conforter une nouvelle culture électorale : voter dans la paix et dans la cohésion sociale », a-t-il indiqué.

Réaffirmant l’importance du partenariat avec la Francophonie, notamment dans sa dimension africaine, le président de l’ONASUR-E estime que les efforts engagés en Guinée dans le cadre du processus démocratique pourraient servir de référence à d’autres États du continent.

Cette rencontre entre l’ONASUR-E et la mission électorale de la Francophonie intervient dans un moment charnière du calendrier politique national. À l’approche du double scrutin législatif et communal du 31 mai, elle traduit la volonté des acteurs institutionnels et des partenaires internationaux de consolider un processus électoral crédible, apaisé et porteur de stabilité pour la République de Guinée.

Bouka Barry

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