Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a procédé, ce vendredi 8 mai 2026, au lancement officiel du Programme de Recherche à Impact pour la Guinée (PRIG 2026-2028). La cérémonie, présidée par la ministre de tutelle, Dre Diaka Sidibé, a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Félix Lamah, ainsi que le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla.

Inscrit dans la dynamique de la vision « Simandou 2040 », le PRIG ambitionne de positionner la recherche scientifique comme un levier majeur de transformation économique et sociale du pays. À travers ce programme, les autorités entendent renforcer la souveraineté scientifique nationale, valoriser les compétences locales et orienter la recherche vers des solutions concrètes aux défis du développement.
Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le programme financera quatre projets structurants dans des secteurs jugés prioritaires : les mines et les ressources naturelles, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et la transition énergétique, ainsi que la santé publique et les biotechnologies.
Prenant la parole au cours de la cérémonie, Dre Diaka Sidibé a insisté sur le rôle central de la science dans les politiques publiques et le développement durable du pays.

« La recherche scientifique est un levier de transformation ; elle doit être au cœur du développement socio-économique durable de notre nation. La connaissance que nous produisons doit éclairer l’action publique, soutenir nos politiques nationales et répondre concrètement aux besoins de nos populations », a déclaré la ministre.
Pour la patronne du département, le PRIG marque une étape décisive dans la construction d’un système national de recherche et d’innovation fondé sur l’excellence, la rigueur scientifique et l’impact.
Évoquant les perspectives du programme, Dre Diaka Sidibé a souligné que le gouvernement mise sur des résultats concrets à l’horizon 2028.
« À l’horizon 2028, le programme prévoit notamment la production de publications scientifiques de haut niveau, la formation de doctorants et de chercheurs, ainsi que le développement d’innovations technologiques adaptées aux réalités nationales », a-t-elle ajouté.
À travers cette initiative, l’État guinéen, sous l’impulsion du président de la République, Mamadi Doumbouya, met en place, pour la première fois, un mécanisme compétitif, structuré et entièrement financé sur ressources nationales pour soutenir la recherche scientifique.
Par ce programme, le gouvernement réaffirme sa volonté de placer la science, la recherche et l’innovation au centre de la transformation structurelle et du développement durable de la Guinée.
Zézé Énéma Guilavogui.

