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Guinée

Scrutins référendaire et présidentiel : la DGE évalue les forces et faiblesses avec ses partenaires institutionnels

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La Direction générale des élections (DGE) a lancé, ce mercredi 25 février 2026, un atelier d’évaluation interinstitutionnelle consacré au scrutin référendaire du 21 septembre 2025 et à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Cette rencontre, prévue sur trois jours, réunit plusieurs responsables d’institutions républicaines et partenaires internationaux afin d’examiner les aspects administratifs, juridiques et opérationnels de ces échéances électorales.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment du Président de la Haute Autorité de la Communication, du Président de la Cour suprême, du Président de l’ONASUR, du Secrétaire général du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ainsi que du Directeur des Affaires politiques de la gouvernance démocratique de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’objectif est d’identifier les acquis et les insuffisances afin d’améliorer l’organisation des prochains scrutins.

Prenant la parole, la Directrice générale de la DGE, Djénabou Touré, a salué l’appui constant de l’OIF dans le processus de transition institutionnelle : « l’Organisation internationale de la francophonie, à travers son bureau, a décidé d’accompagner la transition guénéenne pour un retour à l’ordre constitutionnel, suivant les moyens dont elle dispose. Des experts de haut niveau de qualité se sont relayés auprès des institutions et du gouvernement guénéen pour travailler à la concrétisation du retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle mentionné.

Selon elle, cet accompagnement a permis des avancées importantes dans le cadre juridique et organisationnel du processus électoral : « Ces accompagnements ont consisté à l’élaboration des avant-projets de loi portant code électoral, la charte des partis politiques, la loi sur l’identification des personnes physiques, la loi sur l’état civil et les textes d’application de dix lois. A ceci s’ajoute l’élaboration des plans opérationnels, des budgets de toutes les activités inscrites dans le chronogramme, le cahier de charge du programme national de ressourcement administratif à vocation d’état civil, le renforcement de capacité des journalistes pour la couverture des scrutins, le renforcement de capacité des cadres de la DG », a-t-elle rappelé avec nécessité.

Revenant sur les travaux en cours, Djénabou Touré a précisé les attentes liées à cet atelier : « L’objectif pour moi pendant ces trois jours, est d’analyser et examiner les scrutins dans leur phase administrative, juridique et opérationnelle en termes de collaboration institutionnelle et d’application des textes de loi. Pendant trois jours donc, les représentants, les dites institutions et les experts vont travailler à établir un rapport conséquent qui prend en compte les bonnes pratiques, les performances mais également les faiblesses de cette collaboration institutionnelle dans l’organisation du référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle ».

Madame Camara Djenabou Toure Directrice Generale des Elections DGE.

Elle a également souligné que les conclusions viendront renforcer les mécanismes d’accompagnement des futures échéances. « Ce travail vient compléter le rapport national d’évaluation des deux scrutins et va permettre l’élaboration d’un nouveau cadre d’accompagnement de l’OIF, de la Guinée par l’OIF. Il va aussi qualifier les prochaines échéances électoraux à savoir les élections couplées des législatives et communales », a-t-elle déclaré.

Les responsables des institutions présentes ont, pour leur part, salué la tenue des scrutins dans un climat jugé apaisé. Le Président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, a notamment mis en avant la collaboration entre son institution et la DGE : « Je voudrais féliciter Madame la Directrice et toutes ses équipes. Je voudrais aussi remercier la DGE qui a accompagner financièrement la Haute Autorité de la Communication dans ces activités de régulation des médias et de la couverture de la campagne et du référendum et de l’élection présidentielle. (…) Je voudrais dire à la Directrice que nous sommes à sa disposition comme il en a été le cas lors des élections présidentielles et du référendum. Nous viendrons à son école avant les élections. Parce que nous avons besoin de détails pour faire assurer une couverture équilibrée », a-t-il fait savoir.

le Directeur des Affaires politiques et de la Gouvernance démocratique de l’OIF, Nicolas Guinard.

De son côté, le Directeur des Affaires politiques et de la Gouvernance démocratique de l’OIF, Nicolas Guinard, a réaffirmé l’engagement de son organisation à soutenir le processus électoral guinéen : « Pour les prochaines échéances, à savoir : les élections législatives et communales désormais fixées au 24 mai, l’OIF reste pleinement mobiliser pour accompagner les autorités et institutions guinéenne. Ces trois jours de séminaires devront devrons nous permettre d’une part de procéder à une évaluation objective du bilan des deux scrutins et d’autres part, à l’identification de nouvelles pistes de coopération au bénéfice de tous les acteurs électoraux. L’OIF sera attentive à vos besoins et les examinera avec bienveillance », a-t-il conclu.

Cet atelier devrait déboucher sur des recommandations concrètes destinées à renforcer la transparence et l’efficacité du dispositif électoral, à l’approche des prochaines élections législatives et communales prévues en Guinée.

Abdoulaye Bouka Barry

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