Huit mois après le glissement de terrain meurtrier de Manéah, les autorités guinéennes enclenchent une phase décisive dans la gestion post-catastrophe. Ce jeudi 2 avril 2026, la cérémonie de libération des sinistrés, organisée à l’École militaire de Manéah, marque un tournant majeur dans le processus de leur relogement.
Placée sous le sceau de l’action gouvernementale, la cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres de l’exécutif. Représentant le Premier ministre, Amadou Oury Bah, la cheffe de cabinet de la Primature, Fatoumata Binta Diallo, a pris part à l’événement aux côtés du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, qui en assurait la présidence. La ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patrice Adeline Lamah, était également présente.

Organisée par l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), cette rencontre traduit une volonté politique affirmée d’accélérer la prise en charge des victimes et de leur offrir des solutions durables.
Dans son intervention, Fatoumata Binta Diallo a réitéré l’engagement ferme du gouvernement à mettre en œuvre les instructions du Président de la République en faveur d’un recasement respectueux de la dignité humaine.
« Le Gouvernement reste pleinement engagé à accompagner les victimes vers un recasement digne, durable et sécurisé », a-t-elle déclaré.

Au-delà du symbole, cette étape consacre une avancée concrète dans la réponse institutionnelle à cette catastrophe naturelle, avec pour ambition de permettre aux familles sinistrées de tourner la page et de reconstruire leur vie dans des conditions stables.
Dans un contexte marqué par les défis humanitaires, l’État guinéen entend ainsi inscrire son action dans la durée, en privilégiant des solutions pérennes au bénéfice des populations affectées.
Hawa Thiam

