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Investissements et industrialisation : la Guinée et la France scellent une nouvelle ambition autour de Simandou 2040

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À Conakry, le Forum d’affaires Guinée–France a marqué une étape décisive dans le renforcement des relations économiques entre les deux pays. Autorités publiques, investisseurs et partenaires techniques ont affiché une volonté commune : faire de Simandou 2040 le moteur d’une transformation structurelle de l’économie guinéenne.

La rencontre a réuni des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé ainsi qu’une délégation française de haut niveau conduite par l’ambassadeur Luc Briard.

Dans une intervention remarquée, le diplomate français a insisté sur l’évolution du partenariat entre les deux pays, désormais tourné vers des relations équilibrées et mutuellement bénéfiques.

« La Guinée ne cherche pas d’aide, elle cherche des partenaires pour bâtir un futur durable », a-t-il affirmé, appelant les entreprises françaises et européennes à s’impliquer davantage dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la santé et l’industrie, notamment à travers le transfert de compétences.

De son côté, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a mis en avant le caractère opérationnel des discussions.

« Les échanges ont porté sur des priorités concrètes, notamment la croissance industrielle, la structuration des chaînes de valeur et l’innovation technologique », a-t-elle souligné, se montrant confiante quant à la concrétisation rapide de plusieurs projets issus des rencontres d’affaires.

Pour le ministre du Plan, Ismaël Nabé, ce forum s’inscrit dans une vision stratégique de long terme. Il a présenté Simandou 2040 comme un levier de transformation profonde de l’économie guinéenne.

« Ce programme marque le passage d’une économie de potentiel à une économie de performance », a-t-il déclaré.

Doté de plus de 200 milliards de dollars d’investissements, le programme prévoit la mise en œuvre de 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes. Il repose, selon lui, sur un principe clé : « le secteur privé est le moteur de la transformation ».

La présence de Bpifrance a illustré l’engagement des partenaires financiers internationaux. L’institution a déjà mobilisé plus de 500 millions d’euros en Guinée, ciblant des domaines essentiels tels que les infrastructures, l’énergie, la santé et les télécommunications.

En clôture, le Premier ministre Amadou Oury Bah a appelé à accélérer la transformation locale des ressources naturelles, en particulier la bauxite, afin de renforcer la valeur ajoutée nationale.

« Nous devons construire une économie capable de résister aux chocs et de prospérer dans un environnement international incertain », a-t-il insisté, évoquant également les mécanismes innovants mis en place pour faciliter l’accès des entreprises au financement.

Au-delà des déclarations, ce forum apparaît comme un véritable catalyseur d’opportunités. Les autorités guinéennes entendent désormais inscrire leur action dans une logique de co-construction avec leurs partenaires, en misant sur l’efficacité, la durabilité et l’attractivité économique.

« La Guinée vous invite à prendre part à une transformation ambitieuse et durable », a conclu Ismaël Nabé.

Ce Forum Guinée–France s’impose ainsi comme un point d’ancrage pour une nouvelle génération de partenariats structurants, appelés à renforcer durablement l’économie nationale et à repositionner la Guinée sur l’échiquier régional et international.

Hawa Thiam

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