Dans un contexte national marqué par de profondes mutations institutionnelles et sociopolitiques, rares sont les responsables publics dont l’action laisse une empreinte aussi lisible, aussi structurante et aussi durable que celle du ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah. À la tête de ce département stratégique, il a su imprimer une vision claire, traduire des ambitions en actes concrets et redonner aux médias guinéens, publics comme privés, leur dignité, leur efficacité et leur rôle central dans la construction nationale.
Le bilan qu’il présente aujourd’hui n’est pas une simple énumération de projets exécutés ; il constitue la démonstration éloquente d’un leadership éclairé, fondé sur la modernisation, l’inclusion, la compétence et l’unité.
L’un des chantiers majeurs de son magistère demeure sans conteste la réhabilitation des 39 radios rurales de Guinée, véritables poumons de l’information de proximité. Longtemps marginalisées, parfois abandonnées à l’usure du temps et au manque de moyens, ces radios ont retrouvé, sous son impulsion, une nouvelle vie. Réhabilitées, équipées et accompagnées, elles jouent désormais pleinement leur rôle de service public, en rapprochant l’État des citoyens et en donnant la parole aux communautés les plus reculées du pays.
Dans la même dynamique de modernisation et d’équité territoriale, la relance des sites de diffusion a permis le retour effectif des signaux de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) dans plusieurs régions du pays, après parfois plus de dix ans d’interruption. Ce fut notamment le cas à Labé, mais aussi à Siguiri, Kankan, Kouroussa, Kindia, Faranah, Macenta et N’Zérékoré, où, grâce à la réhabilitation des sites de diffusion, les populations ont de nouveau accès aux programmes de la RTG de manière gratuite, sans recourir à des distributeurs privés d’images. Plus particulièrement, la réhabilitation du site stratégique de Kakoulima, culminant à plus de 1 000 mètres d’altitude et couvrant l’ensemble de la région côtière, traduit avec force l’engagement du ministre à garantir un accès équitable à l’information publique, conformément à la mission qui lui a été confiée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya.
Dans ce même élan, la RTG a bénéficié d’un vaste programme d’équipement et de mise à niveau. Des services de la radio nationale à ceux de la télévision, en passant par le site internet et les services techniques, les infrastructures ont été renforcées et dotées d’outils modernes, à la hauteur des exigences contemporaines de l’information. Cette transformation matérielle s’est accompagnée d’un investissement tout aussi important dans le renforcement des capacités humaines, à travers des formations ciblées et continues au profit des journalistes, techniciens et agents de production.
Le ministre Fana Soumah a également posé un acte hautement symbolique et stratégique avec la rénovation du siège du journal HOROYA, patrimoine historique de la presse guinéenne. En redonnant à ce quotidien national un cadre de travail digne et fonctionnel, il a affirmé sa volonté de préserver la mémoire médiatique du pays tout en l’inscrivant résolument dans la modernité.
Dans la même logique, l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) a été dotée d’équipements de dernière génération, renforçant ainsi sa capacité de production, de diffusion et de compétitivité dans l’écosystème médiatique national et international. Cette dotation traduit une compréhension fine des enjeux de l’information à l’ère du numérique et de la rapidité des flux.
Au-delà des infrastructures, l’action du ministre Fana Soumah s’est distinguée par un accompagnement constant des responsables des radios rurales, à travers la mise à disposition de moyens techniques, logistiques et des programmes de renforcement de capacités. Cette approche intégrée a permis de professionnaliser davantage ces médias de proximité et de garantir une information plus crédible, plus responsable et plus utile aux populations.
Sur le plan humain, l’un des acquis majeurs du passage de Fana Soumah au ministère de l’information et de la communication reste sans doute le renforcement de l’union et de la cohésion entre les travailleurs des médias d’État. Dans un secteur souvent miné par les divisions et les frustrations, il a su instaurer un climat de dialogue, de respect mutuel et de solidarité professionnelle, convaincu que la performance collective ne peut naître que de l’unité.
Son action ne s’est jamais limitée aux seuls médias publics. Les médias privés ont toujours trouvé en lui un interlocuteur disponible, attentif et engagé. À chaque sollicitation majeure, il a répondu présent. Des sessions de formation ont été régulièrement organisées en faveur des professionnels des médias privés, contribuant à l’élévation du niveau professionnel, au respect de l’éthique et à la consolidation d’une presse libre et responsable.
À travers l’ensemble de ces actions, Fana Soumah s’impose comme un ministre de vision et d’action, un homme d’État conscient que l’information et la communication ne sont pas de simples instruments administratifs, mais des leviers essentiels de cohésion nationale, de démocratie et de développement.
Son bilan est celui d’un bâtisseur discret mais efficace, d’un réformateur pragmatique et d’un rassembleur sincère. En redonnant aux médias guinéens leurs moyens, leur professionnalisme et leur fierté, Fana Soumah a durablement transformé le paysage médiatique national.
Une œuvre qui force le respect. Une action qui appelle reconnaissance. Un leadership qui mérite d’être salué.
Abdoulaye Bouka Barry

