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Guinée

Énergie solaire en Guinée : Bah Oury sonne l’alerte et presse le CNT d’accélérer les réformes

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La transition énergétique peine à décoller en Guinée. Malgré son caractère stratégique, la promotion des énergies renouvelables en particulier du solaire demeure l’un des maillons faibles de la gouvernance actuelle, maintenant le pays dans une dépendance jugée risquée aux énergies fossiles.

Face à cette situation, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a haussé le ton ce mercredi 25 mars, lors de la présentation de la politique générale du gouvernement devant le Conseil national de la transition (CNT). Le chef du gouvernement a plaidé pour une accélération des procédures législatives afin de lever les blocages qui freinent les projets énergétiques jugés prioritaires.

« J’avoue, lorsque j’ai parlé du bilan des deux années, j’avais un pincement au cœur (…) et avec le CNT, il faudrait qu’on voit comment réduire le temps d’examen de certains projets majeurs. Les projets concernant le secteur de l’énergie et d’autres types de projets d’intérêt vital. Aujourd’hui, la question de l’énergie solaire est vitale pour nous sortir d’une dépendance dangereuse vis-à-vis des énergies fossiles en ce qui concerne la production d’électricité au regard de ce qui se passe dans le monde aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Revenant sur la crise énergétique de 2024, Bah Oury a exprimé ses regrets face à l’absence de progrès concrets dans le déploiement de solutions alternatives. Il espérait notamment voir émerger des parcs solaires capables d’atténuer les effets de la baisse de production hydroélectrique en période d’étiage.

« Ce qui m’avait réconforté, il y a deux ans, lorsqu’on a eu cette crise majeure en termes de desserte en électricité, c’était d’espérer que la prochaine saison, qu’on aurait déjà des parcs solaires qui auraient compensé, en cas d’étiage, la production d’électricité. Mais, aujourd’hui, on s’achemine vers la troisième année et aucun projet n’a vu le jour. C’est désolant parce que ça ne répond pas à la nécessité d’urgence de la nation en ce qui concerne le secteur de l’énergie aujourd’hui », a-t-il déploré.

Dans ce contexte, le Premier ministre appelle à un changement de méthode, prônant une approche accélérée « fast-track » pour répondre aux attentes pressantes des populations confrontées aux déficits énergétiques.

Bouka Barry

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