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Guinée

Élections du 31 mai : l’ONASUR mobilise pour un scrutin inclusif, apaisé et crédible

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À quelques semaines des élections législatives et communales, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel et des élections (ONASUR) renforce son offensive de communication. Objectif : informer, rassurer et mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un processus électoral transparent et porteur de cohésion nationale. Face à la presse, son président, Dr Sékou Koureissy Condé, a détaillé les préparatifs en cours, tout en appelant à la responsabilité collective.

Organisée autour du thème « Supervision électorale et participation citoyenne : pour un processus inclusif, transparent et porteur de cohésion nationale », cette rencontre a permis de situer les enjeux du scrutin et de rappeler le rôle de l’ONASUR en tant qu’organe d’appui citoyen à la gouvernance électorale.

Dans son intervention liminaire, le président de l’institution a mis en exergue le rôle déterminant de la communication dans la préservation de la paix sociale en période électorale. Il a notamment insisté sur le lien étroit entre discours public et climat politique.

« La paix électorale est soutenue par la communication électorale. Quand la communication électorale est non violente, l’animation, la vie électorale sera non violente. Pour la première fois, pour l’une des rares fois dans l’histoire de la République, nous ne sentons pas les dates. Les dates électorales ne constituent pas de menaces électorales pour nos populations. L’engagement citoyen observé lors des précédentes consultations électorales a prouver que les guinéens ont une maturité en matière d’élections. Pendant le référendum constitutionnel et pendant l’élection présidentielle, c’était l’enthousiasme, c’était l’engouement, c’était la fraternité. C’était le vote au sens démocratique du terme. »

Poursuivant son propos, Dr Sékou Koureissy Condé a salué la maturité croissante du peuple guinéen, perceptible lors des derniers scrutins, avant d’exhorter les acteurs politiques à consolider cette dynamique vertueuse.

Dans la même lancée, le président de l’ONASUR, également reconnu pour son rôle de médiateur, a adressé un message appuyé aux candidats et aux formations politiques engagés dans la course. Il les invite à privilégier une compétition saine et responsable :

« Les élections doivent être une compétition d’idées et non un affrontement. Battez-vous pour faire en sorte que les élections se passent sans tensions. Faites-en sorte que le calme qui a été observée pendant le referendum, et la présidentielle soit le même dans le cadre des prochaines élections communales et législatives. Que les électeurs privilégient un vote basé sur des convictions plutôt que sur des considérations ethniques ou communautaires. Cet environnement a été créé pour nous permettre de travailler correctement. Et ce sont les citoyens qui l’ont voulu. Aujourd’hui, je m’adresse aux candidats, je m’adresse aux acteurs politiques à travers les médias, pour leur dire qu’ils ont une grande responsabilité dans la vie nationale. Les deux précédentes élections se sont déroulées dans le calme et la quiétude sociale. Nous souhaitons vivement que le comportement électoral pour les élections législatives et communales suive et dépasse ce que nous avons vécu en 2025. C’est une recommandation que nous faisons à l’intention des acteurs politiques. Et lorsque je parle des acteurs, je parle de ceux qui avaient l’intention de se présenter mais n’ont pas pu le faire, de ceux qui avaient l’intention de se présenter mais n’ont pas été retenus, et de ceux qui avaient l’intention de se présenter et ont été retenus. Ceux qui ont été retenus sont vingt mille sept cents et quelques. Et ceux qui avaient l’intention de se présenter globalement sont environ soixante mille. »,a-t-il invité.

Abordant ensuite la question du retrait de certaines formations politiques, notamment le Bloc Libéral et le FRONDEG, le président de l’ONASUR a tenu à apporter des clarifications sur le processus de validation des candidatures, tout en lançant un appel à la réintégration dans la dynamique électorale.

« Ce n’est pas le candidat qui n’est pas validé, c’est la candidature qui ne l’est pas. Ce n’est pas la personne, c’est le personnage. L’administration électorale est impartiale. La Direction générale des élections n’a aucun intérêt personnel et ne peut en aucun cas être associée à un quelconque favoritisme. Je regrette le retrait du FRONDEG. Ce n’est ni la Cour Suprême, ni la DGE qui a exclus le FRONDEG. Ce sont eux-mêmes qui ont décidé de se retirer. Je les invite à revenir. Revenez, revenez. Ne vous excluez pas. La porte est grandement ouverte. Revenez dans la course. Protégeons cette nouvelle culture électorale guinéenne. »

Fort de son expérience lors du référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle, l’ONASUR entend poursuivre sa mission d’observation avec rigueur et impartialité. L’institution se positionne ainsi comme un acteur clé de la crédibilisation du processus électoral, avec l’ambition de contribuer à des scrutins apaisés, inclusifs et pleinement démocratiques au bénéfice de la nation guinéenne.

Abdoulaye Bouka Barry

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