À mesure que se rapproche l’échéance cruciale des élections législatives et communales du 24 mai 2026, les institutions guinéennes intensifient les préparatifs pour garantir un scrutin transparent et apaisé. Ce jeudi 2 avril 2026, à Coyah, une étape stratégique a été franchie avec le lancement officiel d’un atelier de formation des formateurs dédié à la gestion des contentieux électoraux.
Initiée par la Cour suprême de Guinée, en collaboration avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette session de formation vise à renforcer les capacités des acteurs clés du processus électoral. L’objectif est clair : doter les participants d’outils pratiques, harmonisés et efficaces pour une gestion rigoureuse des litiges, dans le strict respect des principes d’équité et de transparence.

La rencontre a mobilisé d’éminentes personnalités du monde judiciaire, des autorités administratives locales ainsi que la Directrice Générale des Élections, Madame Djenabou Touré Camara. Une présence qui témoigne de l’importance accordée à cette initiative dans le dispositif global d’organisation des élections.
Dans son allocution, la patronne de la Direction Générale des Élections a insisté sur l’impératif d’anticipation. Pour elle, la maîtrise des contentieux électoraux constitue un pilier fondamental de la crédibilité du processus.

« Anticiper les litiges, c’est prévenir les tensions et garantir des élections apaisées », a-t-elle souligné, mettant en avant la nécessité de renforcer les compétences des intervenants à tous les niveaux.
Madame Camara a également mis en lumière la portée stratégique de cette formation, notamment à travers la mise en place d’un réseau national de formateurs. Un mécanisme appelé à assurer une diffusion large et cohérente des bonnes pratiques sur l’ensemble du territoire, en vue d’un traitement uniforme et efficace des contentieux.

Au-delà de l’aspect technique, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’État de droit en Guinée. En s’impliquant activement dans ce processus, la Direction Générale des Élections réaffirme son engagement à œuvrer de concert avec les institutions partenaires pour renforcer la confiance des citoyens dans le système électoral.
À moins de deux mois du scrutin, cette montée en puissance des capacités institutionnelles apparaît comme un signal fort : celui d’une volonté affirmée de faire des élections du 24 mai 2026 un rendez-vous démocratique crédible, inclusif et sécurisé.
Abdoulaye Bouka Barry

