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Guinée

Décharge de Dar-Es-Salam : le gouvernement promet une transformation radicale et imminente

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À l’occasion de la présentation de la politique générale de son gouvernement devant le Conseil national de la transition, le Premier ministre Amadou Oury Bah a été interpellé sur l’une des préoccupations urbaines les plus pressantes de Conakry : la gestion des déchets et la fermeture annoncée de la décharge de Dar-Es-Salam.

Dans une réponse empreinte de fermeté, le chef du gouvernement a reconnu la gravité de la situation, qualifiant l’état actuel de l’assainissement d’« inacceptable ». Il a pointé du doigt des années d’atermoiements qui ont contribué à aggraver la crise, tout en assurant que l’exécutif est désormais engagé dans une dynamique de rupture.

Selon lui, des progrès significatifs ont été enregistrés dans le processus de fermeture de la décharge de Dar-Es-Salam. Une réunion stratégique est d’ailleurs annoncée dans les prochains jours entre le département ministériel concerné et les différentes parties prenantes, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre des solutions concrètes.

Le Premier ministre a également rappelé les engagements pris au sommet de l’État, notamment par le président Mamadi Doumbouya, qui avait, dès les premières années de la transition, acté la nécessité de mettre fin aux activités de la décharge de la Minière.

Dans cette perspective, Amadou Oury Bah a affiché une ambition claire : s’inspirer du modèle ivoirien, notamment de la reconversion réussie de la décharge d’Akwédo à Abidjan.

« Nous avons pris des engagements et le Président, depuis bientôt trois ans, avait indiqué que la décharge de la Minière doit être fermée. Et j’ai le plaisir de vous dire que nous sommes relativement avancés dans la mise en œuvre de l’opérationnalisation de la fermeture de la décharge de Dar-Es-Salam. J’aurai une séance de travail avec le ministre en charge de ce secteur très rapidement. Parce qu’il faut qu’on prenne rapidement des mesures radicales. Concernant la décharge, des discussions sont engagées, des propositions de financement sont en cours et nous allons faire de la décharge de Dar-Es-Salam ce que les autorités ivoiriennes ont fait de la décharge d’Akwédo. D’ailleurs, notre décharge est relativement modeste au regard de ce qu’était la décharge d’Akwédo à Abidjan. Et ils en ont fait une palace aujourd’hui, où c’est l’une des zones qui suscitent le plus d’intérêt sur le plan foncier à Abidjan », a-t-il indiqué.

Enfin, le chef du gouvernement a insisté sur l’urgence d’actions « radicales » et a assuré que des discussions sont en cours autour du financement du projet. L’ambition affichée est claire : transformer, à court terme, ce symbole d’insalubrité en vitrine de modernisation urbaine, afin de redorer durablement l’image de Dar-Es-Salam et, au-delà, celle de la capitale guinéenne.

Hawa Thiam

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