Ouverte le 9 mars dernier au siège des Nations Unies, la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme (CSW70) se poursuit jusqu’au 20 mars prochain. À cette tribune internationale dédiée à la promotion de l’égalité des genres, la République de Guinée a réaffirmé sa détermination à renforcer la protection des droits des femmes et à garantir leur accès effectif à la justice.
S’exprimant au nom de la Guinée lors de ce rendez-vous mondial majeur, la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Pauline Adeline Patricia Lamah, a rappelé que « la promotion des droits des femmes constitue une priorité dans la dynamique de refondation engagée par les autorités guinéennes sous le leadership du Président de la République, Mamadi Doumbouya ».

Pour cette rencontre internationale, la ministre était accompagnée de son homologue de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Diaka Sidibé. Une présence conjointe qui traduit la volonté du gouvernement guinéen d’adopter une approche transversale et concertée afin d’accélérer les progrès en matière de droits des femmes et des filles.
Dans cette dynamique, plusieurs réformes majeures ont été engagées afin de consolider le cadre juridique et institutionnel en faveur de l’égalité des genres. L’adoption de la Constitution du 26 septembre 2025 constitue une avancée significative, notamment avec la consécration du principe d’égalité et l’instauration d’un quota minimum de 30 % de représentation des femmes dans les instances de prise de décision.

La ministre a également mis en lumière les initiatives déjà déployées par les autorités guinéennes pour renforcer l’autonomisation et la protection des femmes. Elle a ainsi souligné que « plusieurs politiques et programmes structurants sont mis en œuvre pour renforcer la protection et l’autonomisation des femmes ».

Parmi ces initiatives figurent notamment la Politique nationale Genre, la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, le Programme d’accélération de l’abandon des mutilations génitales féminines, ainsi que le Fonds d’appui aux activités économiques des femmes et des filles.
Ces actions sont soutenues par des mécanismes institutionnels dédiés, notamment les guichets uniques de prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre, ainsi que les structures nationales chargées de la protection des personnes vulnérables.

À travers sa participation active aux travaux de la CSW70, la Guinée réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre les réformes engagées et à renforcer les partenariats internationaux afin de garantir « un accès effectif, équitable et inclusif à la justice pour toutes les femmes et les filles ».
Hawa Thiam

