À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain, la Haute Autorité de la Communication (HAC) resserre l’encadrement médiatique du scrutin. Son président, Boubacar Yacine Diallo, entouré des commissaires de l’institution, a rencontré ce mardi 21 avril 2026 les directeurs des médias publics ainsi que les responsables des treize radios privées sélectionnées pour la production et la diffusion des émissions de campagne.
Organisée dans la salle du 25 Août, cette réunion stratégique visait à rappeler les règles de conduite applicables durant la période électorale et à préciser les responsabilités des organes de presse retenus pour accompagner ce rendez-vous démocratique majeur.
Dès l’ouverture des travaux, le président de la HAC a détaillé les directives devant encadrer la couverture médiatique de la campagne. Il a notamment insisté sur le strict respect de l’équité entre les candidats, particulièrement dans le cadre du Journal de campagne, où chaque compétiteur devra bénéficier d’un temps d’antenne équilibré.

Autre temps fort de cette rencontre : l’organisation de l’émission de débats Face à Face, qui opposera les candidats ou leurs représentants autour de thématiques définies par les rédactions. À ce sujet, Boubacar Yacine Diallo a indiqué qu’une proposition de calendrier devra être soumise par les organes concernés pour la tenue de ces confrontations d’idées.
Le président de l’organe de régulation est également revenu sur le rôle des superviseurs mobilisés pour suivre les interventions des candidats.
Pour lui, 《 la mission des superviseurs consistera à écouter et analyser l’ensemble des déclarations diffusées afin de prévenir tout dérapage, propos contraires à l’éthique ou manquement aux règles établies.》
Concernant les listes nationales, il a précisé que les directeurs des médias présents ne sont pas directement concernés, à l’exception de la Radiotélévision guinéenne (RTG), chargée de leur traitement dans le cadre du Journal de campagne.
Par ailleurs, la HAC a clarifié sa position sur la commercialisation des espaces publicitaires électoraux. L’institution n’interdit pas la vente d’espaces aux candidats, à condition qu’un tarif unique soit appliqué à tous, sans distinction ni favoritisme.

La rencontre s’est achevée par une série de questions-réponses ayant permis aux responsables des médias publics et privés d’obtenir des éclaircissements sur plusieurs aspects pratiques. À quelques semaines du scrutin, la HAC entend ainsi garantir une couverture médiatique professionnelle, équilibrée et conforme aux exigences démocratiques.
Bouka Barry

