Exploitation illégale de l’or : 1 263 personnes interpellées, Conakry durcit le ton face aux critiques
La Guinée entend faire respecter son autorité sur ses ressources minières, malgré les vives réactions suscitées au Burkina Faso par les opérations de démantèlement de...

La Guinée entend faire respecter son autorité sur ses ressources minières, malgré les vives réactions suscitées au Burkina Faso par les opérations de démantèlement de l’exploitation clandestine de l’or à Siguiri. Le gouvernement guinéen vient de franchir un nouveau cap dans sa lutte contre les activités minières illégales, avec l’interpellation de 1 263 personnes de différentes nationalités, conduites à Conakry pour les besoins de la procédure judiciaire.
Dans un communiqué conjoint publié le 7 novembre 2026, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Ahmed Mohamed Oury Diallo, et le ministre de la Défense nationale, Ibrahima Kalil Condé, font état de l’interpellation de ressortissants guinéens, burkinabè, maliens, togolais, nigériens, ivoiriens et ghanéens. Ces personnes sont présentées comme ayant persisté dans des activités d’exploitation anarchique de l’or, en dépit des mesures d’interdiction en vigueur dans la région administrative de Siguiri.
Les autorités guinéennes précisent que les opérations de sécurisation et de lutte contre l’exploitation illégale ne se limitent pas à cette seule préfecture. Elles s’étendent également à Mandiana, Kérouané, Kouroussa ainsi qu’à toutes les autres localités confrontées à ce phénomène.
Face à la polémique et aux critiques suscitées par ces mesures, les autorités affichent ainsi leur fermeté et réaffirment leur volonté de faire appliquer sans distinction la réglementation minière. Elles préviennent que toute personne, quelle que soit sa nationalité, impliquée dans l’exploitation illégale des ressources minières sur le territoire guinéen, devra répondre de ses actes devant la justice.
Un message sans ambiguïté du gouvernement : la lutte contre l’exploitation anarchique des ressources minières se poursuivra jusqu’au rétablissement de l’ordre et au respect de la loi « Pour que force reste à la loi. »
Ci-dessous le communiqué.


Bouka Barry








