Santé : en tournée dans le Sud, Khaité Sall annonce 7 000 recrutements et promet d’accélérer les chantiers sanitaires
En tournée dans le sud de la Guinée, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a effectué une série de visites...

En tournée dans le sud de la Guinée, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a effectué une série de visites dans plusieurs infrastructures sanitaires de Nzérékoré et de Yomou. Une immersion de terrain destinée à évaluer l’état des équipements, mesurer les besoins des structures de santé et apporter des réponses aux difficultés qui affectent encore la prise en charge des populations. Au terme de cette tournée, la ministre a annoncé le recrutement de 7 000 agents de santé en 2027, avec une priorité accordée à la territorialisation des postes.
À Nzérékoré comme à Yomou, la visite ministérielle aura permis de prendre le pouls du système sanitaire dans cette partie du pays. La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique s’est notamment rendue à l’entrepôt régional de la Pharmacie centrale de Guinée (PCG), au centre de santé de Boma ainsi qu’au hub de la chambre froide régionale de Nzérékoré.
Ces différentes étapes ont permis à la ministre de s’enquérir de l’état des infrastructures, du fonctionnement des services et des contraintes auxquelles sont confrontés les professionnels de santé au quotidien.
La tournée s’est poursuivie à Yomou, où Khaité Sall a visité l’hôpital préfectoral, récemment rénové et doté de nouveaux équipements. Une modernisation qui, selon la ministre, constitue une avancée significative dans l’amélioration de l’offre de soins dans cette préfecture de la région forestière.
Accélérer les chantiers sanitaires
À l’issue de ses visites, la ministre a réaffirmé la détermination de son département à accélérer la réalisation des infrastructures sanitaires encore en cours dans la région.
« Nous allons accélérer le processus de déblocage des fonds nécessaires à l’achèvement de ces infrastructures, essentielles pour renforcer l’offre de soins au bénéfice des populations à la base », a assuré Khaité Sall.
Pour la ministre, le développement des infrastructures sanitaires ne saurait se limiter à leur construction. Il doit également s’accompagner d’un renforcement des équipements, des ressources humaines et des capacités opérationnelles afin de garantir aux populations un accès effectif à des soins de qualité.
À Yomou, elle a notamment salué les investissements consentis ces dernières années dans le secteur de la santé, estimant que la rénovation de l’hôpital préfectoral offre désormais de nouvelles perspectives pour la prise en charge des patients.
« Sous l’impulsion du chef de l’État et avec le concours de nos partenaires, Yomou dispose d’une infrastructure moderne capable d’offrir des soins d’urgence performants, des interventions chirurgicales sécurisées, des consultations spécialisées ainsi que des services de santé maternels et infantiles de haute qualité », a-t-elle déclaré.
Le déficit de personnel toujours au cœur des préoccupations
Si les investissements réalisés suscitent l’espoir, la réalité du terrain demeure marquée par plusieurs difficultés. Le manque de personnel, l’insuffisance de certains équipements et le besoin de renforcer les capacités des structures sanitaires figurent parmi les principales préoccupations exprimées au cours de la tournée.
À ces défis s’ajoutent des besoins spécifiques, notamment la mise à disposition d’équipements adaptés pour les services de morgue de certaines structures hospitalières.
Face à ces doléances, Khaité Sall a annoncé une mesure majeure destinée à renforcer les effectifs du système de santé.
Selon la ministre, le président de la République a validé le recrutement de 7 000 agents de santé au titre de l’année 2027.
« J’ai noté vos différentes doléances, à savoir la mise à disposition des chambres froides pour la morgue de l’hôpital. Aujourd’hui, je suis ravie d’annoncer que le président de la République a validé le recrutement de 7 000 agents de santé pour l’année 2027 », a-t-elle indiqué.
Vers un recrutement davantage ancré dans les réalités locales
Au-delà du nombre, c’est surtout la méthode qui devrait marquer ce prochain recrutement. Le département de la Santé entend désormais privilégier une approche territorialisée, afin de mieux adapter la répartition des agents aux besoins réels des différentes localités du pays.
L’objectif affiché est de mettre fin au décalage entre les besoins exprimés dans certaines zones et la disponibilité effective du personnel de santé.
« Nous allons tout mettre en œuvre pour territorialiser le recrutement, c’est-à-dire que cette année, le recrutement se fera par poste de travail. Ceux qui voudront travailler à Yomou devront postuler à Yomou », a précisé la ministre.
Cette nouvelle orientation devrait ainsi permettre aux collectivités les plus éloignées des grands centres urbains de bénéficier d’un personnel plus stable et mieux adapté à leurs besoins.
À travers cette tournée dans la région forestière, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique entend donc conjuguer modernisation des infrastructures, renforcement des équipements et recrutement de personnel. Un triptyque présenté comme indispensable pour rapprocher davantage les soins des populations et améliorer durablement la qualité de la prise en charge sanitaire en Guinée.
Abdoulaye Bouka Barry








