Éboulement de Dar-es-Salam : Mamadi Doumbouya sur le site du drame, entre compassion et impératif de sécurisation
Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, le...

Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’est rendu ce samedi 29 août sur les lieux du drame. Une visite placée sous le signe du recueillement, de la compassion aux familles endeuillées, mais aussi du suivi des opérations d’assistance et de sécurisation engagées par les autorités.
Accompagné d’un important dispositif de sécurité, le chef de l’État a effectué une descente sur le site afin de constater de visu l’ampleur de la situation et de s’enquérir de l’évolution des mesures prises à la suite de cette tragédie.
Cette visite présidentielle intervient alors que les opérations d’assistance aux personnes affectées et de sécurisation du périmètre se poursuivent. Elle traduit également la volonté des autorités de suivre au plus près les conséquences de l’éboulement et les mesures destinées à prévenir de nouveaux drames.
En amont de la visite du président de la République, le porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, s’était rendu sur le site pour transmettre le message des autorités et faire le point sur les dispositions prises depuis la survenue de l’accident.
Sur le terrain, le processus d’évacuation des occupants se poursuit. Les derniers résidents présents dans la zone sont invités à récupérer leurs effets personnels avant le démarrage des opérations de démolition et de sécurisation du périmètre.
Pour les autorités, cette évacuation s’inscrit dans un processus engagé bien avant le drame. Le général Amara Camara a notamment rappelé que le site avait déjà fait l’objet de plusieurs mises en garde et de mesures d’accompagnement, notamment à travers des opérations d’indemnisation.
« Cette zone a fait l’objet de plusieurs avertissements et des mesures ont été prises par les autorités, notamment en matière d’indemnisation. Malgré cela, certaines occupations se sont poursuivies », a déclaré le porte-parole de la Présidence.
Une situation que les autorités déplorent d’autant plus que l’ancienne décharge constituait une zone particulièrement exposée aux risques liés à la nature du terrain et à son occupation.
Au nom du président de la République et du gouvernement, le général Amara Camara a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée, durement éprouvé par cette tragédie.
« Nous présentons nos condoléances aux familles endeuillées et à l’ensemble du peuple de Guinée. Les dispositions relatives à l’inhumation des victimes seront communiquées dans les meilleurs délais », a-t-il indiqué.
Au-delà de l’urgence humanitaire, les autorités affichent désormais leur détermination à procéder à l’évacuation complète du site. Selon le porte-parole de la Présidence, cette opération relève d’une décision arrêtée de longue date et doit permettre de mettre définitivement les populations à l’abri.

« Le processus d’évacuation va se poursuivre. Il s’agit d’une décision déjà planifiée et les autorités entendent aller jusqu’au bout afin de sécuriser définitivement cette zone », a insisté le général Amara Camara.
À terme, l’ambition affichée par les pouvoirs publics est de donner une nouvelle vocation à cet espace longtemps associé à l’insalubrité et aux risques environnementaux.
Le projet prévoit notamment l’élimination des déchets encore présents sur le site, la réhabilitation de l’espace et sa transformation en un parc urbain. Une perspective qui s’inscrit dans la volonté des autorités d’améliorer le cadre de vie des populations et de contribuer à l’embellissement de Conakry.
La visite de Mamadi Doumbouya intervient donc à un moment charnière : au lendemain du drame, l’urgence est à l’assistance aux victimes et à leurs familles ; désormais, l’enjeu est aussi de tirer les enseignements de cette catastrophe et de garantir la sécurisation durable de l’ancienne décharge de Dar-es-Salam.
Hawa Thiam








