La Guinée poursuit la modernisation de sa gestion publique. Une cinquantaine de cadres de l’administration participent depuis ce lundi 27 avril 2026, à Conakry, à une session stratégique de formation consacrée au budget-programme, nouvel instrument au cœur des réformes engagées par l’État pour améliorer l’efficacité de l’action publique.
Organisée par le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette formation de formateurs marque une nouvelle étape dans la transformation du système budgétaire national. Elle réunit des représentants du ministère, du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, ainsi que des Bureaux de stratégie et de développement de onze départements pilotes.
Appuyée par l’Union européenne et accompagnée techniquement par le Fonds monétaire international, cette initiative vise à installer durablement une gestion des finances publiques fondée sur la performance, la transparence et la redevabilité.
Durant quatre jours, les participants renforceront leurs compétences afin de devenir des relais techniques capables de diffuser les nouvelles pratiques budgétaires au sein de leurs administrations respectives.
Au-delà de l’aspect technique, cette réforme traduit un changement profond de gouvernance : faire évoluer l’administration d’une logique centrée sur les moyens vers une logique orientée vers les résultats mesurables.
Portée par la Direction générale du Budget, cette démarche ambitionne de mieux planifier, exécuter et évaluer les politiques publiques, dans un contexte où l’exigence de performance devient un impératif.
Présidant l’ouverture des travaux, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a insisté sur la responsabilité stratégique des participants.
« Vous devez devenir les relais actifs de cette réforme dans vos institutions, en cohérence avec la vision stratégique du programme Simandou 2040 », a-t-elle déclaré.

La ministre a également mis en avant la place centrale du capital humain dans la réussite des transformations engagées.
« Investir dans la compétence, c’est investir dans la Guinée. »
À travers ce renforcement des capacités, les autorités entendent poser les bases d’une administration plus performante, mieux pilotée et davantage tournée vers l’impact concret des politiques publiques sur la vie des citoyens.

Cette formation s’inscrit ainsi dans la volonté de bâtir un État moderne, capable de répondre aux attentes de développement économique et social du pays.
Hawa Thiam

