Dans une Guinée longtemps marquée par la fracture informationnelle entre la capitale et l’intérieur du pays, une dynamique nouvelle s’impose, portée par une vision claire et une volonté d’action résolue. À la tête de la Direction générale des radios rurales depuis le 18 mars 2025, Ibrahima Sory Cissé s’est affirmé comme l’un des artisans majeurs de cette reconquête médiatique du territoire. Son ambition : faire des radios rurales non plus de simples relais, mais de véritables institutions de proximité, au service des citoyens, où qu’ils se trouvent.
Dans le sillage de la vision impulsée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya, fondée sur l’équité d’accès à l’information, Ibrahima Sory Cissé a engagé une transformation en profondeur de ces médias de terrain. Sous son impulsion, les radios rurales sont devenues des vecteurs stratégiques de cohésion sociale, de sensibilisation et d’éducation populaire.
Fin connaisseur de l’univers radiophonique, fort d’un parcours ancré dans le journalisme, le Directeur général a su conjuguer modernisation technique et exigence éditoriale. L’amélioration des équipements de collecte, de traitement et de diffusion a permis de hisser la qualité sonore à un niveau inédit, garantissant aux auditeurs une expérience d’écoute digne des standards contemporains. Mais au-delà de l’outil, c’est l’humain qui a été placé au cœur de la réforme.

Convaincu que la performance des médias repose d’abord sur les compétences de ceux qui les animent, Ibrahima Sory Cissé a fait de la formation continue une priorité absolue. Les équipes des 39 radios rurales du pays ont ainsi bénéficié d’un renforcement de capacités, consolidant une grammaire journalistique rigoureuse et adaptée aux réalités locales. Une approche qui confère à ces antennes une crédibilité accrue et une pertinence éditoriale saluée.
Autre avancée déterminante : la garantie d’une alimentation énergétique continue. Ce levier, souvent sous-estimé, a pourtant révolutionné le fonctionnement des stations en assurant la permanence du service. Désormais, les populations rurales accèdent à l’information en temps réel, au même titre que celles de Conakry, concrétisant ainsi l’ambition présidentielle d’une égalité territoriale effective en matière d’information.
Sous son magistère, les radios rurales ont également élargi leur mission. Elles se sont muées en véritables radios-écoles, diffusant des programmes à forte valeur ajoutée : sensibilisation aux enjeux environnementaux, prévention sanitaire, promotion de la paix et du vivre-ensemble, appui aux pratiques agricoles ou encore valorisation des savoirs endogènes. De la Guinée forestière à la Haute-Guinée, en passant par la Moyenne et la Basse-Guinée, ces médias incarnent désormais une pédagogie du quotidien.
Homme de terrain, Ibrahima Sory Cissé ne conçoit pas sa fonction à distance. Sa présence régulière aux côtés des communautés, à l’écoute des paysans, des gardiens de la tradition et des acteurs locaux, témoigne d’un engagement sincère pour la préservation et la transmission de l’identité culturelle guinéenne. Il s’inscrit ainsi dans une démarche de valorisation de la mémoire collective, à l’abri des altérations et des influences exogènes.
Cette dynamique n’est pas passée inaperçue. Le 14 avril 2026, lors d’un atelier stratégique consacré au pilotage des projets inscrits dans le programme Simandou 2040, le ministre de la Communication, Mourana Soumah, a salué le rôle déterminant des radios rurales dans l’appropriation citoyenne de ce méga-projet structurant. Véritables relais d’explication et de vulgarisation, elles contribuent à éclairer les populations sur les cinq piliers majeurs de cette ambition nationale : agriculture, éducation, infrastructures, économie et santé.
À l’approche de la 27éme revue annuelle prévue du 20 au 25 avril 2026 à N’Nzérékoré, le Directeur général entend renforcer cette dynamique en orientant les contenus vers une meilleure compréhension des enjeux du programme Simandou. Une démarche qui confirme le rôle stratégique des radios rurales dans l’accompagnement des politiques publiques.

Au regard des résultats engrangés, Ibrahima Sory Cissé s’impose comme l’une des figures les plus marquantes de la gouvernance médiatique récente en Guinée. Son action, soutenue par les plus hautes autorités de l’État, illustre avec éloquence qu’une politique volontariste, adossée à une vision claire et à un engagement de terrain, peut transformer durablement le paysage informationnel d’un pays.
En redonnant une voix aux territoires longtemps en marge, il ne s’est pas contenté de moderniser des outils : il a contribué à rééquilibrer la République.
Abdoulaye Bouka Barry

