28.3 C
Guinée

Processus électoral en Guinée : l’ONASUR réaffirme son rôle de supervision, de transparence et de consolidation de la paix

Date:

Invité de l’émission « Grand Angle » de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), ce lundi 09 février 2026, le président de l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR), Dr Sékou Koureissy Condé, a livré une analyse approfondie du dispositif électoral en cours en Guinée. Il a, à cette occasion, clarifié les missions, les avancées et les innovations portées par son institution dans la quête d’élections équitables, transparentes et apaisées.

Au cœur de son intervention, Dr Condé a tenu à rappeler la répartition des rôles entre les différentes structures impliquées dans le processus électoral. Selon lui, la Direction Générale des Élections (DGE) demeure l’organe technique central, tandis que l’ONASUR intervient comme instance de supervision et de garantie du respect du cadre légal.

« La DGE est le moteur du processus électoral. De notre côté, nous agissons dans la sensibilisation, la supervision et l’assurance que tout se déroule conformément au code électoral », a-t-il expliqué.

Présenté comme une émanation institutionnelle de la société civile, l’ONASUR se veut un intermédiaire crédible entre les citoyens, les candidats et l’administration électorale.

« L’ONASUR, c’est la société civile version institutionnelle. Nous représentons les citoyens et veillons à l’égalité de traitement entre tous les candidats et partis politiques », a insisté Dr Sékou Koureissy Condé.

Il a par ailleurs souligné que l’Observatoire ne défend aucun camp politique, mais s’attache exclusivement à l’application rigoureuse du droit électoral par l’ensemble des acteurs impliqués.

L’un des faits marquants du processus actuel, selon le président de l’ONASUR, réside dans l’alignement progressif des acteurs sur une même dynamique.

« Le plus fascinant aujourd’hui, c’est que tout le monde avance dans la même cadence », s’est-il réjoui.

Il a notamment salué l’implication croissante des femmes et des jeunes, perçue comme un indicateur fort de maturité démocratique et de responsabilisation citoyenne.

Revenant sur les précédentes échéances électorales, le Président de l’observatoire national autonome du référendum a mis en perspective l’évolution du comportement politique des Guinéens.

« En 2010, le vote a été source de divisions profondes, parfois même de ruptures familiales. Aujourd’hui, des leçons ont été tirées », a-t-il rappelé, appelant à saisir le contexte actuel pour promouvoir la réconciliation nationale et consolider la paix.

Aux différents candidats, il fait savoir ceci.

« Nous garantissons aux candidats un traitement équitable et conforme à la loi. Toute irrégularité signalée est systématiquement vérifiée, puis corrigée si nécessaire », a-t-il assuré.

Sur le plan opérationnel, l’Observatoire procède par étapes : réception des signalements, vérification des faits, puis saisine de l’institution compétente (DGE, forces de défense et de sécurité, ministère de la Justice ou administration concernée). 

Sur ce point, il a précisé que plusieurs alertes relayées dans les médias se sont avérées être de simples incompréhensions, rapidement dissipées après enquête.

Le président de l’ONASUR s’est également félicité du renforcement significatif du dispositif d’observation électorale.

« Nous sommes passés de quelques milliers d’observateurs à près de 10 000 aujourd’hui, avec plus de 47 000 agents impliqués dans l’ensemble du dispositif électoral en 2025.Ce déploiement s’opère dans un climat globalement apaisé, marqué par une présence sécuritaire discrète mais efficace. »

Une architecture électorale saluée, une neutralité administrative inédite

Sur le plan institutionnel, Dr Condé a mis en avant l’originalité de l’architecture électorale actuelle, fondée sur la complémentarité des organes.

« La DGE organise les élections, mais elle ne peut pas être juge et partie. Il fallait un témoin crédible : c’est le rôle de l’ONASUR, représentant des citoyens et garant de la transparence », a-t-il affirmé.

Il a également salué ce qu’il considère comme une avancée majeure : la neutralité affichée de l’administration territoriale.

« Pour la première fois, nous observons une neutralité totale des préfets, sous-préfets et responsables administratifs vis-à-vis des activités politiques », a-t-il déclaré.

À travers cette sortie médiatique, l’ONASUR réaffirme sa détermination à accompagner le processus électoral jusqu’à son terme, dans un esprit de neutralité, de transparence et de service exclusif à la démocratie guinéenne.

Hawa Thiam 

error: Le contenu est protégé !!